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Dernières nouvelles

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Melly PUAUX

HOMMAGES À MELLY PUAUX

Les ATP sont en deuil. Melly Puaux qui accompagna l’association pendant plus de 50 ans, membre précieux de notre conseil d’administration, nous a quittés le 2 janvier dernier pour rejoindre Paul, son vœu le plus cher depuis la disparition en 1998 de celui dont elle partagea avec enthousiasme les généreux engagements et les lourdes responsabilités.

Secrétaire du Festival dès 1967, discrète et modeste mais rayonnante et d’une efficacité exceptionnelle, elle accomplit dans l’administration des tâches essentielles, étant au fait de tout et agissant sur tous les fronts. Pendant plus de 30 ans elle est aux côtés de Paul, dans les bureaux du Festival, dans leurs périples les plus lointains, active, attentive, rigoureuse, stricte sur sa place et son rôle. Elle fonde avec lui la Maison Jean Vilar, participe aux ATP et le seconde avec énergie dans toutes ses entreprises.

Après le cataclysme que fut pour elle le décès de Paul, surmontant son désespoir, elle reprend le flambeau et, vivante mémoire du Festival, elle revendique le Droit de Mémoire(S),qui sera le titre du recueil de témoignages publié en 2008.Elle accomplit sa mission de transmission par des publications qui font date sur Jean Vilar, le théâtre populaire, Paul Puaux…, des interventions en milieu scolaire et universitaire, des conférences publiques…Pendant trois ans elle assure brillamment, à l’université d’Avignon un cours de Master, dans le cadre du laboratoire de Théâtre, communicant à son auditoire captivé sa passion et son savoir, à titre bénévole, refusant toute rémunération.

Aux ATP, nos abonnés se souviennent avec émotion du bord de scène qu’elle anima sur les Notes de Services de Jean Vilar où ressurgit, toujours vivant, par des anecdotes inédites, le temps héroïque du TNP. Toujours fidèle aux ATP, son dernier ouvrage, en 2018, Les Amis du théâtre populaire hier et aujourd’hui, leur est consacré, publié à compte d’auteur, dans le droit fil d’une rectitude sans concession.

Femme de conviction, passionnément attachée à l’éthique de Jean Vilar – « la liberté d’esprit et de l’esprit » – elle défendit avec une détermination sans faille les grands principes du service public, au théâtre, dans sa carrière professionnelle, au cours d’une vie de combats généreux, d’engagements courageux et de résistance contre les perversions de la société. Figure exemplaire, authentique Mère Courage, par sa rigueur intellectuelle, sa force morale, son indéfectible fidélité à ses engagements, elle montre, en ces temps incertains, la route à suivre : « continuer », c’est le dernier mot de La Danse de mort de Strindberg, que Vilar aimait à citer.

Bernadette Rey-Flaud Alphandéry, Présidente des ATP d’Avignon

Melly Puaux  avec Bernard Faivre d’Arcier, Directeur du Festival d’Avignon (1980-1984 & 1993-2003)

 

Témoignages

Cécile Helle, Maire d’Avignon

C’est avec une très grande tristesse que je viens d’apprendre le décès de Melly Puaux, survenu ce 2 janvier 2021.

Au nom des Avignonnais et de tous les amoureux de la culture et du rêve poursuivi par Jean Vilar autour du « Miracle d’Avignon », je souhaite rendre un hommage sincère et ému à cette grande dame de la culture, fondatrice de la Maison Jean Vilar avec son mari Paul Puaux et historiographe de Jean Vilar, comme elle aimait le rappeler.

Une figure incontournable du Festival d’Avignon, toujours disponible pour partager avec chacun et chacune toutes les petites histoires qui composent aujourd’hui la grande histoire de cette incroyable aventure humaine et artistique, que nous connaissons tous et qui fonde notre patrimoine culturel.

Jusqu’aux derniers instants, Melly Puaux ne cessa jamais de défendre l’idée d’un théâtre populaire pour tous, œuvrant avec une énergie débordante et une précision sans faille à conserver la mémoire de ce qui est devenu notre miracle commun, marquant à jamais notre cité. Un héritage que nous nous devons de continuer à faire briller et évoluer, qui nous éveille et nous élève.

Armelle Héliot, journaliste et critique de théâtre française

Melly Puaux, la mémoire d’Avignon

 Elle avait débuté avec Chéreau et Vincent avant de devenir, auprès de son mari Paul Puaux, la sentinelle d’une époque glorieuse. On lui doit de nombreux ouvrages. Elle s’est éteinte à 77 ans.

À côté de Paul, si grand, comme un bel arbre des Cévennes, Melly Puaux semblait petite. Ils ne se quittaient pas. Un couple, un duo de travail. Des années, ils ont œuvré ensemble. Ils ont bâti la Maison Jean-Vilar, un des lieux les plus vivants d’Avignon et aussi des festivals car, si Paul Puaux succéda à la direction de la manifestation, à Jean Vilar, il ne fit jamais rien sans que Melly fût là. Associée intellectuellement et puissamment influente, cette femme pas comme les autres, s’est éteinte le 2 janvier 2021 dans sa chère maison de Prat-Souteyran, en Lozère.

C’est là qu’elle vivait presque complètement depuis plusieurs saisons. L’appartement de la rue de Provence, joli grenier de bohème, riche de souvenirs, de documents, elle l’avait encore occupé ces derniers temps, coincée par des ennuis de santé un moment. Mais, à Paris, elle n’était pas heureuse, malgré quelques amis et la chaleur de l’entourage de l’immeuble. Pas plus qu’elle ne l’était à Avignon, où elle possédait un charmant pied-à-terre. Mais elle mettait son honneur à n’y séjourner qu’hors saison, hors saison du Festival, surtout.

Peu dire que cette femme intelligente et sans doute trop sensible, était en délicatesse avec la Cité des Papes et ses institutions principales. Tout la blessait.

Il y a plus de cinquante ans, Melly Touzoul était comédienne. Une Gelsomina, avec ce visage rond et ce regard vif et candide à la fois. Elle fait alors partie de la légendaire troupe du Lycée Louis-le-Grand avec Patrice Chéreau, qui dessine et imagine des décors, et Jean-Pierre Vincent, qui met en scène. On la voit sur toutes les photographies de l’époque. Maquillages très blancs, parfois. Ils ont vingt ans et quelque. Ils ont du succès. Chacun va suivre sa propre voie.

Melly Touzoul va très vite s’ancrer à Avignon. Elle gagne sa vie en travaillant pour la municipalité, dès 1967. La jeune femme est mise à disposition du Festival. Elle est secrétaire permanente. Elle va devenir la mémoire vive de l’histoire du Festival. Elle connaît tout, et tout le monde. Elle est passionnée et très rigoureuse.

En 1977, elle épouse Paul Puaux (divorcé d’un premier mariage en 41) à la Mairie du XIXe, à Paris, face aux Buttes-Chaumont. Mais leur passion, c’est le sud. Paul Puaux est né en Ardèche. D’un côté et de l’autre du Rhône, très au sud, c’est là qu’est leur destin. Paul, né le 25 août 1920, était devenu, comme son père, instituteur. Pendant la guerre, il est résistant, très engagé et adhère au Parti Communiste. Il y sera sa vie durant fidèle, même s’il prend parfois ses distances. Il ne quitte l’Éducation Nationale qu’en 1967 pour devenir administrateur permanent du Festival.

En 1972, Melly Touzoul publie, avec Jacques Téphany, époux de Dominique Vilar, la fille du sage de Sète, et futur directeur de la Maison Jean-Vilar, un ouvrage à la gloire du fondateur : Jean Vilar, mot à mot (Stock/Théâtre Ouvert éditeurs). Ce sera l’une des grandes œuvres de Melly Puaux : dans l’administration du Festival, elle s’occupe des archives, de la documentation, de la diffusion. C’est un Data Center à elle toute seule. Une encyclopédie savoureuse. Car, en parallèle à ces austères travaux, elle va accompagner Paul dans le monde entier, d’au-delà du rideau de fer aux États-Unis, de Chine au Japon. Elle connaît tout, elle retient tout. Et ils ont vécu d’inénarrables aventures. Diplomatiques, artistiques, personnelles. Dommage que Melly Puaux n’ait jamais raconté ces histoires-là. Mais elle avait le sens de l’État, du service public. Même si elle s’était parfois beaucoup amusée, elle n’en faisait pas gloriole et elle était très vigilante et stricte. Mais à son initiative et grâce à son savoir, des ouvrages très précieux ont été publiés. Nous reproduisons en note la liste que la Maison Jean-Vilar a publiée cet après-midi, en annonçant la mort de Melly Puaux.

Avec Paul, elle donna vie à la Maison Jean-Vilar. Installée à l’Hôtel de Crochans, au pied du palais, le bâtiment rassemble une antenne du département des spectacles de la Bibliothèque nationale de France et les archives du Festival et celles, plus particulièrement, de Jean Vilar. Melly n’y eut jamais de poste officiel. Mais elle y travailla avec une énergie rayonnante. À la mort de Paul Puaux, le 27 décembre 1998, elle n’avait donc plus aucune raison légale d’y demeurer et cela lui fit beaucoup de chagrin. Comment comprendre, lorsque depuis 1967, on a travaillé à la vie du Festival, de ne plus être associée à cette institution de « Maison Jean-Vilar » que l’on a contribué à faire naître, avec le soutien des tutelles ? Mais c’est ainsi. Avec ses amis d’Avignon, Jean Autrand, décédé il y a plusieurs années, ou le Père Chave, mort lui aussi, plus récemment, avec Bernadette Rey-Flaud, universitaire qui fait toujours beaucoup pour le théâtre, avec tous ceux qui sont les CEMEA, ceux qui sont les héritiers de l’éducation artistique de l’après-guerre, Melly Puaux continuait de converser, de débattre, de se souvenir et d’imaginer l’avenir. […]

Olivier Py, Directeur du Festival d’Avignon

Avec Melly Puaux disparaît une conscience du théâtre. Elle partageait avec Paul Puaux une éthique inébranlable de la démocratisation culturelle. Elle savait convaincre avec délicatesse et intelligence. Sa vie aura été dédiée à cette forme d’art si souvent incomprise qu’on appelle le théâtre populaire. L’exigence le disputait chez elle à l’humour. Témoin d’une des plus grandes aventures de l’histoire de l’art, elle en portait le souvenir non pas dans la nostalgie mais dans l’espérance en l’avenir. Bien sûr Avignon se souviendra de sa présence nécessaire et, quant à moi, de la manière dont elle m’a encouragé et soutenu durant la générale du Visage d’Orphée.

Un moment de silence s’impose. Melly aurait préféré, je crois, à toute commémoration la poursuite de son combat, du combat d’Avignon, et du nôtre désormais.

Nathalie Cabrera, Maison Jean Vilar

Nous avons l’immense regret de vous faire part du décès à 77 ans de Melly Puaux, survenu le 2 janvier 2021 dans sa maison de Prat-Souteyran (Lozère).

Au côté de Paul Puaux de 1971 à 1998, puis jusqu’au début des années 2000, Melly a œuvré, avec un dévouement infini, à la mémoire de Jean Vilar et du Festival d’Avignon, et au rayonnement de la Maison Jean Vilar.

Ancienne comédienne, qui débuta dans la troupe de Patrice Chéreau et Jean-Pierre Vincent au Lycée Louis-le- Grand, Melly Touzoul rejoint le Festival d’Avignon en 1967 au poste de secrétaire permanente. Elle épouse Paul Puaux en 1977 et l’accompagne étroitement dans son action jusqu’à sa mort en 1998.

À la Maison Jean Vilar, Melly Puaux prend particulièrement en charge les archives personnelles de Jean Vilar tout en collectant nombre d’archives et de témoignages des collaborateurs de Vilar.

Par ses nombreux ouvrages, par les expositions et rencontres à la Maison Jean Vilar et par le lien qu’elle a créé avec des artistes, chercheurs et responsables culturels, elle a su construire des outils essentiels pour transmettre une histoire à laquelle elle était passionnément attachée.

Sa vie durant, Jean Vilar a œuvré pour un théâtre populaire. À son tour, le travail de Melly Puaux a été déterminant quant à la transmission et à l’accessibilité de l’œuvre de Jean Vilar et de ses collaborateurs.

Jacques Olivier Durand, écrivain, homme de théâtre

Bien sûr, il y avait Paul dont elle disait : « Il était tout dans ma vie ».

Mais derrière, toujours, il y avait Melly, présente, discrète, attentive, efficace.

À la direction du Festival d’Avignon, mais plus encore sans doute à celle de La Maison Jean Vilar où elle a beaucoup, beaucoup œuvré, refusant titres et honneurs, mais où elle veillait à ce que l’esprit insufflé par Paul et l’exigence de la ligne de conduite qu’il avait tracée soit respectés. Elle se battit jusqu’au bout, bec et ongles, pour qu’il en fût ainsi.

Dans un de ses derniers courriers, envoyé de leur Lozère chérie, elle m’écrivait : « Nous devons nous battre pour que l’âme de La Maison et les valeurs que nous avons toujours défendues avec Paul, demeurent ».

Ainsi était Melly, fidèle, déterminée, généreuse, battante, coriace même dans ses combats. Sentinelle exigeante. Femme de convictions. Femme de l’ombre lumineuse.

Liste des ouvrages :

Mot pour mot / Jean Vilar, textes réunis et présentés par Melly Touzoul et Jacques Téphany, Paris, Stock, 1972.

« Lorenzaccio », mises en scène d’hier et d’aujourd’hui, exposition, Avignon, Maison Jean Vilar, 1979 ; catalogue par Monique Cornand et Melly Puaux, Paris, Bibliothèque nationale, Département des arts du spectacle, 1979.

Jean Vilar : du tableau de service au théâtre, notes de service de Jean Vilar rassemblées par Melly Puaux, Louvain, Cahiers théâtre Louvain, 1985.

Théâtre citoyen : du Théâtre du peuple au Théâtre du soleil, texte de Pascal Ory ; choix de citations et d’illustrations par Melly Puaux, Association Jean Vilar, 1995.

L’aventure du théâtre populaire : d’Épidaure à Avignon, Melly Puaux, Paul Puaux, Claude Mossé, Monaco-Paris, Éd. du Rocher, 1996.

Paul Puaux, l’homme des fidélités, Association Jean Vilar, 2000.

Georges Wilson : travail de troupe (1950-2000), Avignon, Association Jean Vilar, 2001.

Honneur à Vilar, sous la direction de Melly Puaux et Olivier Barrot, Arles, Actes Sud-Papiers, 2001.

Jean Vilar par lui-même, Association Jean Vilar, Avignon, Maison Jean Vilar, 2003.

Droit de mémoire(s), Avignon années 1970, de Melly Puaux, illustrations Desclozeaux, 2008.

Les Amis du Théâtre Populaire hier et aujourd’hui…, coordination Melly Puaux, Montreuil, Association Théâtre Populaire, 2017.

 

 

 

 

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Abonnement / Adhésion

Tarif général, abonnements, adhésion à la FATP 2022-2023

Cette année la saison des ATP d’Avignon propose 11 spectacles :

  • 8 spectacles ATP joués au Théâtre Benoît XII
  • 3 spectacles en option, l’un dans le cadre d’un partenariat de longue date avec le Théâtre La Garance-Scène Nationale de Cavaillon, deux avec le théâtre du Chêne Noir d’Avignon.

Tarifs individuels des 8 spectacles ATP

Tarif général : 20 euros

Membres d’une collectivité (association, comité d’entreprise) ayant adhéré à la FATP : 15 euros

Minima sociaux : 10 euros

Scolaires, étudiants titulaires du Pass Culture ou du Patch Culture : 5 euros

Abonnements à la Saison (options non comprises)

L’abonnement permet de bénéficier de tarifs très compétitifs.

  • Abonnement aux 8 spectacles ATP

Adultes : 88 euros

Minima sociaux : 56 euros

  •  Abonnement à 5 spectacles ATP

Adultes : 60 euros

Minima sociaux : 40 euros

Outre le prix très attractif des spectacles, s’abonner permet de réserver les spectacles en option à un prix préférentiel dès l’ouverture de la Saison, mais aussi de bénéficier d’un tarif réduit à tous les spectacles de la Scène Nationale de Cavaillon et des ATP de France, ainsi que du tarif Collectivités pour le Festival In d’Avignon.

Options (réservées aux abonnés et aux adhérents) :

Option Bérénice (Chêne Noir)                                                     21 €

Option Andromaque (Chêne Noir)                                             21 €

Option  La cuisine des auteurs (Cavaillon)                               10 €

Adhésion à la FATP (Fédération des Associations du Théâtre Populaire)

L’adhésion à la FATP à titre individuel permet de bénéficier du tarif réduit de 15 € à tous les spectacles des ATP de France, ainsi que du tarif Collectivités pour le Festival In d’Avignon.

Pour les abonnés, l’adhésion de soutien est facultative.

Adhésion de soutien abonnés (facultative) :                10 euros

Carte d’adhésion individuelle :                                        20 euros

Carte d’adhésion Collectivités (comités d’entreprises, associations, etc.) :    55 euros

Bulletin à télécharger et à retourner à : ATP, 4, Allée François Rude 84000 AVIGNON

Abonnement et règlement possibles en ligne sur helloasso :

https://www.helloasso.com/associations/amis-du-theatre-populaire-d-avignon/evenements/adhesion-a-la-fatp

 

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Programme 2022 – 2023

Programme 2022 -2023

CETTE SAISON…

…TOUS LES SPECTACLES COMMENCERONT À 20 HEURES

——> à l’exception du 19 mars 2023 (16 h au Chêne Noir) et du 11 mai 2023 (18 h30 à La Garance à Cavaillon).

Jeudi 20 octobre à 20 h                                                               Théâtre Benoît XII

Durée : 1 h 25

“Les Fourberies de Scapin”

Naples, xviie siècle. Octave et Léandre ont chacun épousé, sans le consentement de leurs pères partis en voyage pour affaires, une jeune femme de naissance inconnue dont ils étaient tombés follement amoureux. Mais voici les deux pères de retour, avec en tête d’autres projets de mariage ! Scapin, valet rusé et généreux, vient en aide aux jeunes gens et fera triompher l’amour véritable. Dans un rythme endiablé, une troupe de cinq comédiens, musiciens et chanteurs s’empare d’une des comédies les plus drôles de Molière.

 

Un classique de la comédie revisité en musique dans l’esprit du théâtre de tréteaux et de la comédie italienne.

Texte : Molière, Mise en scène : Emmanuel Besnault.

Avec Emmanuel Besnault, Manuel Le Velly, Victor Duez, Benoît Gruel et Chloé Zufferey

Compagnie « L’éternel été » et Lucernaire diffusion

 

Mercredi 16 novembre 2022 à 20 h                                           Théâtre Benoît XII

Durée : 1 h 25

“La dernière lettre”

Un soir à Houston, Michaël Ellis a tué Matias après une altercation futile. Condamné, il erre dans un couloir de la mort du Texas. On le ne verra pas mais c’est autour de lui que se noue l’intrigue. Il se manifeste à la veuve, Anne, sous la forme d’une lettre apportée par une bénévole d’une association. Celle-ci œuvre pour la « justice restaurative » qui vise à créer un dialogue apaisant entre victime et coupable. La dernière lettre offre une profonde réflexion sur la justice américaine, mais aussi sur la justice tout court, sur ce que victime et condamné peuvent attendre d’un procès.

 

Une intrigue aussi dense que captivante, un rythme sans faille, des dialogues prenants, le tout au service d’un propos aussi nécessaire que profond. Un spectacle qui bouleverse par la force de son propos et de sa représentation scénique.

Texte et mise en scène : Violaine Arsac

Avec Marie Bunel, Grégory Corre, Gaëlle Billaut-Danno et Mathilde Moulinat

Atelier Théâtre Actuel

 

Jeudi 8 décembre 2022 à 20 h                                                          Théâtre Benoît XII

“La Mégère apprivoisée”

Durée : 1 h 30

L’intrigue de La Mégère apprivoisée est bien connue : un père, épuisé par le caractère impossible de sa fille aînée, veut, pour s’en débarrasser, la marier au plus vite, avant sa fille cadette qui, elle, est douce et ne manque pas de prétendants. Au final l’aînée sera « apprivoisée » par un époux brutal tandis que la cadette sera déçue par son propre mariage. Shakespeare a situé l’action de sa pièce en Italie, à Padoue. Frédérique Lazarini saisit cette opportunité pour en proposer une nouvelle vision et, à l’aide du cinéma, la met en relation avec la comédie à l’italienne des années 50-60, qui elle aussi effectue une critique sociale bouffonne et insolente. L’histoire se noue autour d’un cinéma ambulant sur la place d’un village d’Italie, dans les années 50, si bien que l’intrigue se déroule à la fois sur la scène et à l’écran.

Une mise en abyme comme Shakespeare les aimait, où chacun joue son rôle dans un monde qui a tout d’un grand théâtre. Une comédie haute en couleurs, pleine de vitalité.

Texte : Shakespeare, Mise en scène : Frédérique Lazarini

Avec Sarah Biasini, Cédric Colas, Pierre Einaudi, Maxime Lombard et Guillaume Veyre

Compagnie Les Athévins

Jeudi 12 janvier 2023  à 20 h                                                             Théâtre Benoît XII

“Flagrant déni”

Durée : 1 h 05

La scène se déroule dans un tribunal de campagne. Devant le juge Saval, comparaît à la barre une galerie de personnages tous plus truculents et loufoques les uns que les autres. Bâti à partir de trois nouvelles traitant de procès et de quelques autres, dont la forme abondamment dialoguée était déjà théâtrale, le spectacle fait défiler une multitude d’individus, hommes et femmes, hauts en couleur, ciselés à merveille par la plume de Maupassant dans leur folie et dans leur démesure, mais aussi dans leur humanité.

Un Maupassant à la fois drôle, caustique et profondément humain. Une vraie performance d’acteur.

D’après Guy de Maupassant, Adaptation : Alain Payen,

Mise en scène : Catherine Benhamou, Avec Alain Payen

Aviscène /Velours Rouge

 

Jeudi 2 février 2023   à 20 h                                                             Théâtre Benoît XII

“Aussi audacieuses que leurs désirs”

Durée : 1 h 10

Le spectacle aborde le thème de la place des femmes dans la relation amoureuse : comment réussissent-elles cette quête compliquée menant à leur bonheur affectif ? Composée à partir de trois nouvelles, La Marchandise vivante, Chronologie et Le Pigeon, la pièce brosse trois portraits de femmes issues du xixe siècle russe mais tellement intemporelles qu’on pourrait les croire de notre temps. Chaque comédie est précédée d’un prologue rédigé à partir d’aphorismes de l’auteur et offre un regard inattendu sur son œuvre.

Un Tchekhov tout à la fois léger et comique, inspiré de Labiche, qu’il appréciait et admirait.

D’après Anton Tchekhov, Texte : Gabriel Arout et Frédéric Jacquot

Mise en scène : Frédéric Jacquot, Avec Lina Veyrenc, Nicolas Georges et Frédéric Jacquot

FIVA Production & Atelier Théâtre Frédéric Jacquot

 

Vendredi 10 mars 2023 à 20 h                                                       Théâtre Benoît XII

“Dans les forêts de Sibérie”

Durée : 1 h 10

William Mesguich nous fait revivre sur scène l’expérience exceptionnelle de l’écrivain-aventurier Sylvain Tesson qui, parti loin de la cité et de la foule, a fait le choix de s’isoler au milieu des forêts de Sibérie, là où ses seules occupations physiques sont de pêcher pour se nourrir et de couper du bois pour se chauffer. Il y réapprend le bonheur de la lecture et de la réflexion solitaires. Avec poésie et une pointe d’humour il nous entraîne dans sa cabane, avec l’immensité comme horizon et le silence comme partenaire.

Un hymne à l’ailleurs, à la poésie, à la beauté, qui nous fait appréhender le monde avec un regard neuf et abandonner nos repères habituels, un texte lumineux qui raconte l’altérité et dévoile le monde dans le vent et la neige.

D’après Sylvain Tesson, Mise en scène et interprétation : William Mesguich

Compagnie du Théâtre de l’Étreinte

 

Samedi 18 mars 2023 à 20 h                                                   Théâtre du Chêne Noir

OPTION POUR ABONNÉES ET ADHÉRENTS

Durée : 1 h 50

“Bérénice”

Après avoir vaincu la Judée Titus a ramené avec lui à Rome la reine Bérénice, qu’il aime et à qui il a promis le mariage. Mais les Romains n’entendent pas avoir comme impératrice une étrangère ; aussi décide-t-il, par devoir, de la quitter. Il confie la charge de la ramener en Orient à son ami Antiochus, qui lui-même est amoureux d’elle…

Durant ce spectacle sans décor ni costumes d’époque, les spectateurs entrent au plus près du désespoir de Bérénice et de ses illusions perdues, de Titus qui devra abandonner son amour d’enfance pour accomplir son devoir, d’Antiochus chevalier éconduit et confident impuissant.

La maîtrise de l’alexandrin de Robin Renucci permet aux comédiens d’exprimer toute l’incandescence de la tragédie des sentiments qui se joue devant nous.

Texte : Jean Racine

Mise en scène : Robin Renucci

Avec Tariq Bettahar ou Geert Von Herwijnen, Thomas Fitterer, Solenn Goix, Julien Léonelli, Sylvain Méallet, Amélie Oranger et Henri Payet

Production Tréteaux de France – Centre dramatique national

 

Dimanche 19 mars 2023 à 16 h                                                 Théâtre du Chêne Noir

OPTION POUR ABONNÉES ET ADHÉRENTS

Durée : 2 h

“Andromaque”

La guerre de Troie est terminée. Andromaque, veuve d’Hector et mère du jeune Astyanax, a échu en partage à Pyrrhus, qui est amoureux d’elle alors qu’il doit épouser Hermione. Il tente l’impossible pour la séduire. La guerre de Troie, interminable, s’est achevée dans la honte.Après l’horrible massacre, même le retour des vainqueurs tourne au désastre.
Andromaque, veuve d’Hector et mère du jeune Astyanax, a échu en partage à Pyrrhus, qui est amoureux d’elle alors qu’il doit épouser Hermione, laquelle est passionnément aimée d’Oreste. L’action se déroule entre ces quatre personnages étroitement liés selon le principe de la chaîne amoureuse de la pastorale : Oreste aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui n’aime que son fils sa « seule joie et l’image de Hector ». L’issue sera fatale.

La mise en scène de Robin Renucci rend compte de la tension qui parcourt la pièce et permet aux alexandrins de résonner somptueusement.

Construite comme une série policière, cette tragédie aborde des enjeux contemporains : amour, engagement, fidélité, politique.

Texte : Jean Racine

Mise en scène : Robin Renucci

Avec Judith d’Aleazzo, Henri Payet, Marilyne Fontaine, Solenn Goix, Julien Léonelli, Sylvain Méallet, Patrick Palmero et Chani Sabaty

Production Tréteaux de France – Centre dramatique national

 

Mercredi 12 avril 2023 à 20 h                                                       Théâtre Benoît XII

“Zola, l’infréquentable”

Durée : 1 h 20

Zola l’infréquentable raconte la confrontation véridique et peu connue qui eut lieu entre le célèbre écrivain et Léon Daudet, pamphlétaire nationaliste et pigiste pour divers journaux de l’époque, au sujet de ce qui allait devenir « l’affaire Dreyfus ». C’est de cette confrontation que naquit plus tard le célèbre « J’accuse ». Le spectacle nous montre les dessous de la grande et de la petite histoire, dévoile des positions parfois méconnues d’illustres personnages et nous révèle le climat passionnel de l’époque, cet antisémitisme virulent qui était admis en cette fin de xixe siècle et auquel Zola s’est courageusement opposé.

Un problème malheureusement toujours d’actualité ; parler d’hier, c’est aussi parler d’aujourd’hui.

Texte et mise en scène : Didier Caron, Avec Pierre Azéma et Bruno Paviot

Compagnie Des Histoires de théâtre

 

Mercredi 3 mai 2023 à 20 h                                                       Théâtre Benoît XII

“Le Silence de la mer”

Durée : 1 h 10

En pleine Seconde Guerre mondiale, un homme et sa nièce se voient forcés d’accueillir chez eux un officier allemand. Faute de pouvoir s’y opposer, ils prennent le parti de se murer, en sa présence, dans le silence, de faire comme s’il n’était pas là. À partir de cette nouvelle, devenue un classique, qu’il a rédigée en 1941 et publiée dans la clandestinité en 1942, Vercors, en 1949, effectue une magnifique et émouvante adaptation théâtrale.

 

Une pièce sur la désobéissance, un appel au réveil des consciences, au sursaut face à l’inacceptable.

Texte : Vercors, Mise en scène : Gilbert Ponté

Avec Joël Abadie, Floriane Delahousse et Philippe Saïd

Compagnie Les Démarqués

 

Jeudi 11 mai 2023 à 18 h30                                                        Théâtre La Garance

OPTION POUR ABONNÉES ET ADHÉRENTS         Scène Nationale de Cavaillon

“La cuisine des auteurs”

Durée : 1 h 15

La Cuisine des Auteurs est une invitation gourmande à découvrir les liens entre de grands auteurs de la littérature française et la gastronomie, une ode littéraire au bon vivre mettant à l’honneur le patrimoine gastronomique et les produits locaux. Chaque représentation est suivie d’une rencontre-dégustation conviviale entre les spectateurs, l’interprète et les producteurs des territoires où elle est présentée. Seul en scène, à la manière d’un théâtre de tréteaux, le comédien incarne un personnage rabelaisien qui distille avec gourmandise et humour des textes d’auteurs parmi lesquels Dumas, Colette, Baudelaire, Hugo, Balzac, Maupassant, Proust… tout en cuisinant une mise en bouche pour le public avec les produits frais des producteurs locaux.

Un spectacle de plein air en caravane-théâtre prolongé par une rencontre festive autour de la dégustation de produits du terroir.

D’après de grands auteurs de la littérature

Conception et mise en scène : Jérôme Pouly, Avec Jérôme Pouly ou Marie Boudet

Compagnie avec Cœur & Panache

 

Crédits photographiques

Les Fourberies de Scapin : © Gérard Leclere, La dernière lettre : © Fabienne Rappeneau,  La Mégère apprivoisée : © Marion Duhamel, Flagrant déni : © Gonzague Phelip, Aussi audacieuses… : © S. Bihi – DL, Forêts de Sibérie : © Chantal Depagne, Bérénice : © Olivier Pasquiers, Andromaque : © Sigrid Colomyès, Zola : © Philippe Hanula, Le Silence de la mer : pas de crédits à mentionner, La cuisine des auteurs : © Julien Simon

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Éditorial

La saison 2022-2023

Après les difficultés rencontrées les deux saisons précédentes, où annulations et reports de spectacles ont perturbé l’harmonie de la programmation, les ATP ont aujourd’hui le plaisir d’offrir une sélection innovante et variée, soigneusement choisie, où alternent avec fougue humour et réflexion.

C’est sur le rythme endiablé des Fourberies de Scapin, superbe hommage d’une jeune troupe à Molière farceur, qu’en octobre s’ouvre la saison, dont la dynamique se prolonge à la veille des fêtes avec La Mégère apprivoisée, qui mêle, avec humour, amour et fantaisie à l’italienne.

Quatre spectacles s’inscrivent dans un registre bien différent, invitant à la réflexion sur des problèmes d’actualité : La dernière lettre, profonde réflexion sur la justice et le sort des condamnés, Zola l’infréquentable, fulgurante évocation de l’affaire Dreyfus, et Le Silence de la mer, le chef-d’œuvre de Vercors, rappelant que les heures sombres sont toujours notre actualité. Se détache de cet ensemble au ton grave une échappée belle, avec Dans les forêts de Sibérie, l’aventure de Sylvain Tesson en quête de bonheur dans la solitude d’une nature vraie, retrouvée.

Comme il se doit aux ATP, les auteurs classiques offrent des chefs-d’œuvre avec Bérénice et Andromaque de Jean Racine, en option au Théâtre du Chêne Noir, et, dans le programme, Flagrant déni, de Maupassant, qui brocarde avec un humour décapant un tribunal de province, ainsi que Aussi audacieuses que leurs désirs, de Tchekhov, qui s’amuse de la « chasse à l’homme » menée par un trio de femmes.

La saison s’achève sur une option originale proposée par la Scène Nationale de Cavaillon, La Garance, La Cuisine des auteurs, invitation gourmande à découvrir les liens entre de grands auteurs de la littérature française et la gastronomie.

Cette 68e saison, riche de onze spectacles interprétés par des comédiens talentueux sur d’excellents textes, témoigne du souci des ATP de respecter l’éthique de Jean Vilar, qu’ils ont pour mission de poursuivre : « la qualité pour le plus large public possible ».

Espérant avoir réussi, l’équipe souhaite dans les mois à venir partager avec ses fidèles abonnés des moments privilégiés de « pur théâtre ».

 

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Saison 2018-2019

After the end

Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon

Samedi 29 septembre à 20h          

Texte Dennis Kelly

Mise en scène Antonin Chalon

Avec Marie Petiot, Xavier Guelfi

Répétition publique – Spectacle gratuit

Compagnie Cabotine

Dans un bunker souterrain coupé du monde extérieur à la suite d’une attaque terroriste se joue un « pas de deux » entre Mark et Louise, enfermés ensemble hors du temps. C’est ici que peuvent ressurgir les instincts ancestraux, le rapport de force originel entre un homme et une femme : désir, lutte de territoire, pouvoir du bourreau sur sa victime qu’il affame, menace et manipule. Jamais manichéen, Dennis Kelly explore avec virtuosité les combinaisons possibles de ce duo à la vie à la mort.

Dans notre monde marqué par les attentats, After the end résonne d’échos douloureusement contemporains.

 

 

 

L’île de Tulipatan Théâtre Benoît XII

Théâtre Benoît XII

Jeudi 18 octobre à 20h30

Livret de Chivot et Duru, musique de Jacques Offenbach

Mise en scène Guillaume Nozach

Avec Laetitia Ayrès, Alexis Mériaux, Nicolas Bercet, Hervé Roibin, Dorothée Thivet,

Jeyran Ghiaee (piano) et Maëlise Parisot (violoncelle)

DreamDust Production

L’action de cette délicieuse opérette, située dans une île coupée du monde et figée dans le temps, développe un des thèmes favoris d’Offenbach, le pouvoir et ses dérives. Mais au-delà de cette parodie à laquelle l’auteur a habitué son public, il s’agit également d’une fable sur le genre qui malmène joyeusement les frontières entre les femmes et les hommes et s’achève dans un joyeux finale, proche d’un plaidoyer féministe.

De la première scène à la dernière, c’est un crescendo formidable dans l’éclat de rire. (Le Figaro, automne 1868)

 

Bal littéraire

Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon

Dimanche 11 novembre à 18h

Avec Nathalie Fillion, Riad Gahmi, Samuel Gallet, Julie Ménard, Gwendoline Soublin

La Coopérative d’Écriture

Pour la deuxième année consécutive la Chartreuse de Villeneuve propose une soirée festive organisée selon une règle du jeu originale. Cinq auteurs sur scène livrent à plusieurs voix une histoire qu’ils ont écrite à dix mains la veille, élaborant ensemble une fable à partir de la même contrainte d’écriture : chacun des dix épisodes doit se terminer par le titre du morceau qui suit.

Sur le thème, cette année, de Polar et gourmandises, les spectateurs sont invités à écouter chaque texte et à danser sur chaque morceau !

 

Je ne marcherai plus dans les traces de tes pas

Théâtre Benoît XII

Mercredi 14 novembre à 20h30

Texte de Alexandra Badea – Mise en scène Vincent Dussart

Avec Roman Bestion, Juliette Coulon, Xavier Czapla, Laetitia Lalle Bi Bénie

Compagnie de l’Arcade – Coproduction : FATP

Trois sociologues, chercheurs universitaires, entreprennent un voyage d’études en Afrique de l’Ouest pour étudier les impacts des programmes humanitaires : un chef de projet, une femme expérimentée mais encore non reconnue, une jeune femme originaire du pays visité. Entre rapports de pouvoir, jeux de domination et combats d’idées, les alliances se nouent et se dénouent. Chaque personnage plonge dans les souvenirs traumatiques de l’enfance.

Trois hontes se dissimulent derrière des boucliers : la honte de ne pas être à la hauteur, la honte d’être, la honte sociale de ses origines.

 

Edmond

Théâtre Benoît XII

Mardi 4 décembre à 20h30

Texte et mise en scène Alexis Michalik

Avec Gauthier Battoue, Jacques Bourgaux, Éric Pucheu (ou Adrien Melin), Ary Gabison, Nathan Dunglas, Augustin Ruhabura, Éric Mariotto, Christophe Canard (ou Vincent Viotti), Alice Alright, Fannie Outeiro (ou Juliette Lamboley), Fabienne Galula (ou Sandra Dorset), Valérie Baurens (ou Cathy Arrondel)

ACME et LEGENDE

Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais il a déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.

« une épopée débridée. Un bijou… Deux heures d’un spectacle jubilatoire… » (Le Parisien Magazine). « Du théâtre populaire de haute qualité. » (Armelle Héliot, Le Figaro)

 

Une bouteille à la mer

Théâtre Benoît XII

Jeudi 17 janvier à 20h30

D’après Valérie Zenatti – Mise en scène Camille Hazard

Avec Éva Freitas et Aurélien Vacher

Compagnie de briques et de craie

Jérusalem, septembre 2003. Dans un climat de guerre perpétuelle, Tal ne comprend pas les attentats, les explosions, les opérations militaires… Elle aimerait pouvoir partager ses doutes, dialoguer avec quelqu’un de son âge, avec une Palestinienne par exemple, qui habiterait de l’autre côté du mur. Elle décide d’écrire une lettre, qu’elle enferme dans une bouteille et que son frère, en service militaire à Gaza, ira jeter à la mer. Ce jour-là, Naïm, un jeune Gazaoui, est étendu sur le sable, il est en train de rêver de liberté quand un objet pointu le fait sortir de sa torpeur. Et il trouve la bouteille… Dans le tumulte des attentats, des haines et des promesses de vengeance, les deux adolescents parviennent à créer une bulle de silence dans laquelle ils vont apprendre à dialoguer, à s’écouter, à se respecter.

Une pièce « d’une belle et efficace simplicité » (Ludivine Picot, La Revue du spectacle)

 

L’affaire Dussaert

Théâtre Benoît XII

Mercredi 27 février à 20h30

De et par Jacques Mougenot

Scène & Public

Une personnalité étonnante que celle de Philippe Dussaert (1947-1989), plasticien, initiateur du mouvement vacuiste dans les années 80, dont la dernière œuvre suscita tant de controverses au sein du monde culturel et politique (un fait quasiment passé sous silence à une époque très occupée par la guerre du Golfe).

Dans un monologue singulier en forme de pseudo-conférence Jacques Mougenot aborde avec humour le thème de l’art d’avant-garde et de ses abus, mêlant satire et comédie, cocasserie et gravité, pertinence et impertinence.

« Il n’est pas mauvais de temps en temps – comme Yasmina Réza l’a fait avec Art – de savoir se moquer de certaines exagérations. » Un « humour vraiment ravigotant ». (Jean-Luc Jeener, Le Figaro)

 

Bajazet

Opéra Confluence

Mercredi 20 mars à 20h30

Texte Jean Racine

Mise en scène Éric Ruf

Avec Alain Lenglet, Clotilde de Bayser, Laurent Natrella,

Anna Cervinka, Rebecca Marder et Cécile Bouillot

Comédie-Française

Éric Ruf, administrateur général de la Comédie-Française, met en scène les comédiens de la Troupe dans l’une des tragédies les moins jouées de Racine, Bajazet. C’est dans l’univers confiné du sérail, lieu de l’intime par excellence, que Racine mêle complot politique et complot amoureux. Se sentant en disgrâce, le grand vizir Acomat conspire pour que le frère d’Amurat, Bajazet, devienne sultan. Il imagine une rencontre entre ce dernier et Roxane afin qu’elle tombe amoureuse et qu’il accède au titre.

« Quoique le sujet de cette tragédie ne soit encore dans aucune histoire imprimée, il est pourtant très véritable. C’est une aventure arrivée dans le sérail, il n’y a pas plus de trente ans, M. le comte de Cézy était alors ambassadeur à Constantinople. […] il y a quantité de personnes à la Cour qui se souviennent de les lui avoir entendu conter lorsqu’il fut de retour en France. » (Jean Racine, Première préface à Bajazet)

 

Un cœur simple

Théâtre Benoît XII

Mardi 23 avril à 20h30

D’après Gustave Flaubert – Mise en scène Xavier Lemaire

Avec Isabelle Andréani

Compagnie Les Larrons

Situé dans la Normandie du XIXe siècle, Un cœur simple, dérivé de la nouvelle homonyme de Gustave Flaubert, retrace l’histoire de la servante Félicité, une figure touchante qu’Isabelle Andréani incarne avec toute la force émotionnelle et lumineuse qu’on lui connaît.

Le personnage de Félicité, sa bienveillance, sa naïveté, sa pudeur, sa bonhomie, ses joies et ses douleurs, sont le fil conducteur du spectacle ; la langue de Flaubert, sublime et fluide, enchante par sa magie ; et l’adaptation théâtrale, simple mais pleine de force visuelle et sonore, emmène le spectateur en voyage.

Une alchimie complexe qui apparaît au spectateur simple comme un cœur simple !

 

Un fil à la patte

Théâtre Benoît XII

Mardi 7 mai à 20h30

Texte Georges Feydeau

Mise en scène Charlotte Lequesne

Avec Margaux Conduzorgues, Mathieu Dallongeville, Laurent Grima, Johanna Guttierrez, Clara Leduc, Florian Lemay, Charlotte Lequesne et Max Millet

Compagnie Les Polycandres

Avec Un fil à la patte, Feydeau nous invite à une comédie de mœurs où plusieurs mondes se croisent et où les défauts humains s’entrechoquent. Ce qui semble être un drame devient un véritable ballet burlesque.

La pièce est ici transposée dans les années 80. Ainsi la diva prend des allures de Dalida, la baronne des airs de Lady Di, le Figaro devient Paris Match, et, bien entendu, l’univers musical est celui de l’époque. Sans jamais craindre de déborder vers un vaudeville facile et vulgaire, on assiste à un défilé de personnages hauts en couleurs, dépassés par des événements imprévus et où la cadence faiblit jamais !

La volonté de la compagnie : mettre au goût du jour les classiques et faire résonner leurs propos dans un contexte modernisé.

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Saison 2019-2020 Vaucluse-Matin

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Saison 2019-2020 La Provence

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DL Un fil à la patte

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