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Melly PUAUX

HOMMAGES À MELLY PUAUX

Les ATP sont en deuil. Melly Puaux qui accompagna l’association pendant plus de 50 ans, membre précieux de notre conseil d’administration, nous a quittés le 2 janvier dernier pour rejoindre Paul, son vœu le plus cher depuis la disparition en 1998 de celui dont elle partagea avec enthousiasme les généreux engagements et les lourdes responsabilités.

Secrétaire du Festival dès 1967, discrète et modeste mais rayonnante et d’une efficacité exceptionnelle, elle accomplit dans l’administration des tâches essentielles, étant au fait de tout et agissant sur tous les fronts. Pendant plus de 30 ans elle est aux côtés de Paul, dans les bureaux du Festival, dans leurs périples les plus lointains, active, attentive, rigoureuse, stricte sur sa place et son rôle. Elle fonde avec lui la Maison Jean Vilar, participe aux ATP et le seconde avec énergie dans toutes ses entreprises.

Après le cataclysme que fut pour elle le décès de Paul, surmontant son désespoir, elle reprend le flambeau et, vivante mémoire du Festival, elle revendique le Droit de Mémoire(S),qui sera le titre du recueil de témoignages publié en 2008.Elle accomplit sa mission de transmission par des publications qui font date sur Jean Vilar, le théâtre populaire, Paul Puaux…, des interventions en milieu scolaire et universitaire, des conférences publiques…Pendant trois ans elle assure brillamment, à l’université d’Avignon un cours de Master, dans le cadre du laboratoire de Théâtre, communicant à son auditoire captivé sa passion et son savoir, à titre bénévole, refusant toute rémunération.

Aux ATP, nos abonnés se souviennent avec émotion du bord de scène qu’elle anima sur les Notes de Services de Jean Vilar où ressurgit, toujours vivant, par des anecdotes inédites, le temps héroïque du TNP. Toujours fidèle aux ATP, son dernier ouvrage, en 2018, Les Amis du théâtre populaire hier et aujourd’hui, leur est consacré, publié à compte d’auteur, dans le droit fil d’une rectitude sans concession.

Femme de conviction, passionnément attachée à l’éthique de Jean Vilar – « la liberté d’esprit et de l’esprit » – elle défendit avec une détermination sans faille les grands principes du service public, au théâtre, dans sa carrière professionnelle, au cours d’une vie de combats généreux, d’engagements courageux et de résistance contre les perversions de la société. Figure exemplaire, authentique Mère Courage, par sa rigueur intellectuelle, sa force morale, son indéfectible fidélité à ses engagements, elle montre, en ces temps incertains, la route à suivre : « continuer », c’est le dernier mot de La Danse de mort de Strindberg, que Vilar aimait à citer.

Bernadette Rey-Flaud Alphandéry, Présidente des ATP d’Avignon

Melly Puaux  avec Bernard Faivre d’Arcier, Directeur du Festival d’Avignon (1980-1984 & 1993-2003)

 

Témoignages

Cécile Helle, Maire d’Avignon

C’est avec une très grande tristesse que je viens d’apprendre le décès de Melly Puaux, survenu ce 2 janvier 2021.

Au nom des Avignonnais et de tous les amoureux de la culture et du rêve poursuivi par Jean Vilar autour du « Miracle d’Avignon », je souhaite rendre un hommage sincère et ému à cette grande dame de la culture, fondatrice de la Maison Jean Vilar avec son mari Paul Puaux et historiographe de Jean Vilar, comme elle aimait le rappeler.

Une figure incontournable du Festival d’Avignon, toujours disponible pour partager avec chacun et chacune toutes les petites histoires qui composent aujourd’hui la grande histoire de cette incroyable aventure humaine et artistique, que nous connaissons tous et qui fonde notre patrimoine culturel.

Jusqu’aux derniers instants, Melly Puaux ne cessa jamais de défendre l’idée d’un théâtre populaire pour tous, œuvrant avec une énergie débordante et une précision sans faille à conserver la mémoire de ce qui est devenu notre miracle commun, marquant à jamais notre cité. Un héritage que nous nous devons de continuer à faire briller et évoluer, qui nous éveille et nous élève.

Armelle Héliot, journaliste et critique de théâtre française

Melly Puaux, la mémoire d’Avignon

 Elle avait débuté avec Chéreau et Vincent avant de devenir, auprès de son mari Paul Puaux, la sentinelle d’une époque glorieuse. On lui doit de nombreux ouvrages. Elle s’est éteinte à 77 ans.

À côté de Paul, si grand, comme un bel arbre des Cévennes, Melly Puaux semblait petite. Ils ne se quittaient pas. Un couple, un duo de travail. Des années, ils ont œuvré ensemble. Ils ont bâti la Maison Jean-Vilar, un des lieux les plus vivants d’Avignon et aussi des festivals car, si Paul Puaux succéda à la direction de la manifestation, à Jean Vilar, il ne fit jamais rien sans que Melly fût là. Associée intellectuellement et puissamment influente, cette femme pas comme les autres, s’est éteinte le 2 janvier 2021 dans sa chère maison de Prat-Souteyran, en Lozère.

C’est là qu’elle vivait presque complètement depuis plusieurs saisons. L’appartement de la rue de Provence, joli grenier de bohème, riche de souvenirs, de documents, elle l’avait encore occupé ces derniers temps, coincée par des ennuis de santé un moment. Mais, à Paris, elle n’était pas heureuse, malgré quelques amis et la chaleur de l’entourage de l’immeuble. Pas plus qu’elle ne l’était à Avignon, où elle possédait un charmant pied-à-terre. Mais elle mettait son honneur à n’y séjourner qu’hors saison, hors saison du Festival, surtout.

Peu dire que cette femme intelligente et sans doute trop sensible, était en délicatesse avec la Cité des Papes et ses institutions principales. Tout la blessait.

Il y a plus de cinquante ans, Melly Touzoul était comédienne. Une Gelsomina, avec ce visage rond et ce regard vif et candide à la fois. Elle fait alors partie de la légendaire troupe du Lycée Louis-le-Grand avec Patrice Chéreau, qui dessine et imagine des décors, et Jean-Pierre Vincent, qui met en scène. On la voit sur toutes les photographies de l’époque. Maquillages très blancs, parfois. Ils ont vingt ans et quelque. Ils ont du succès. Chacun va suivre sa propre voie.

Melly Touzoul va très vite s’ancrer à Avignon. Elle gagne sa vie en travaillant pour la municipalité, dès 1967. La jeune femme est mise à disposition du Festival. Elle est secrétaire permanente. Elle va devenir la mémoire vive de l’histoire du Festival. Elle connaît tout, et tout le monde. Elle est passionnée et très rigoureuse.

En 1977, elle épouse Paul Puaux (divorcé d’un premier mariage en 41) à la Mairie du XIXe, à Paris, face aux Buttes-Chaumont. Mais leur passion, c’est le sud. Paul Puaux est né en Ardèche. D’un côté et de l’autre du Rhône, très au sud, c’est là qu’est leur destin. Paul, né le 25 août 1920, était devenu, comme son père, instituteur. Pendant la guerre, il est résistant, très engagé et adhère au Parti Communiste. Il y sera sa vie durant fidèle, même s’il prend parfois ses distances. Il ne quitte l’Éducation Nationale qu’en 1967 pour devenir administrateur permanent du Festival.

En 1972, Melly Touzoul publie, avec Jacques Téphany, époux de Dominique Vilar, la fille du sage de Sète, et futur directeur de la Maison Jean-Vilar, un ouvrage à la gloire du fondateur : Jean Vilar, mot à mot (Stock/Théâtre Ouvert éditeurs). Ce sera l’une des grandes œuvres de Melly Puaux : dans l’administration du Festival, elle s’occupe des archives, de la documentation, de la diffusion. C’est un Data Center à elle toute seule. Une encyclopédie savoureuse. Car, en parallèle à ces austères travaux, elle va accompagner Paul dans le monde entier, d’au-delà du rideau de fer aux États-Unis, de Chine au Japon. Elle connaît tout, elle retient tout. Et ils ont vécu d’inénarrables aventures. Diplomatiques, artistiques, personnelles. Dommage que Melly Puaux n’ait jamais raconté ces histoires-là. Mais elle avait le sens de l’État, du service public. Même si elle s’était parfois beaucoup amusée, elle n’en faisait pas gloriole et elle était très vigilante et stricte. Mais à son initiative et grâce à son savoir, des ouvrages très précieux ont été publiés. Nous reproduisons en note la liste que la Maison Jean-Vilar a publiée cet après-midi, en annonçant la mort de Melly Puaux.

Avec Paul, elle donna vie à la Maison Jean-Vilar. Installée à l’Hôtel de Crochans, au pied du palais, le bâtiment rassemble une antenne du département des spectacles de la Bibliothèque nationale de France et les archives du Festival et celles, plus particulièrement, de Jean Vilar. Melly n’y eut jamais de poste officiel. Mais elle y travailla avec une énergie rayonnante. À la mort de Paul Puaux, le 27 décembre 1998, elle n’avait donc plus aucune raison légale d’y demeurer et cela lui fit beaucoup de chagrin. Comment comprendre, lorsque depuis 1967, on a travaillé à la vie du Festival, de ne plus être associée à cette institution de « Maison Jean-Vilar » que l’on a contribué à faire naître, avec le soutien des tutelles ? Mais c’est ainsi. Avec ses amis d’Avignon, Jean Autrand, décédé il y a plusieurs années, ou le Père Chave, mort lui aussi, plus récemment, avec Bernadette Rey-Flaud, universitaire qui fait toujours beaucoup pour le théâtre, avec tous ceux qui sont les CEMEA, ceux qui sont les héritiers de l’éducation artistique de l’après-guerre, Melly Puaux continuait de converser, de débattre, de se souvenir et d’imaginer l’avenir. […]

Olivier Py, Directeur du Festival d’Avignon

Avec Melly Puaux disparaît une conscience du théâtre. Elle partageait avec Paul Puaux une éthique inébranlable de la démocratisation culturelle. Elle savait convaincre avec délicatesse et intelligence. Sa vie aura été dédiée à cette forme d’art si souvent incomprise qu’on appelle le théâtre populaire. L’exigence le disputait chez elle à l’humour. Témoin d’une des plus grandes aventures de l’histoire de l’art, elle en portait le souvenir non pas dans la nostalgie mais dans l’espérance en l’avenir. Bien sûr Avignon se souviendra de sa présence nécessaire et, quant à moi, de la manière dont elle m’a encouragé et soutenu durant la générale du Visage d’Orphée.

Un moment de silence s’impose. Melly aurait préféré, je crois, à toute commémoration la poursuite de son combat, du combat d’Avignon, et du nôtre désormais.

Nathalie Cabrera, Maison Jean Vilar

Nous avons l’immense regret de vous faire part du décès à 77 ans de Melly Puaux, survenu le 2 janvier 2021 dans sa maison de Prat-Souteyran (Lozère).

Au côté de Paul Puaux de 1971 à 1998, puis jusqu’au début des années 2000, Melly a œuvré, avec un dévouement infini, à la mémoire de Jean Vilar et du Festival d’Avignon, et au rayonnement de la Maison Jean Vilar.

Ancienne comédienne, qui débuta dans la troupe de Patrice Chéreau et Jean-Pierre Vincent au Lycée Louis-le- Grand, Melly Touzoul rejoint le Festival d’Avignon en 1967 au poste de secrétaire permanente. Elle épouse Paul Puaux en 1977 et l’accompagne étroitement dans son action jusqu’à sa mort en 1998.

À la Maison Jean Vilar, Melly Puaux prend particulièrement en charge les archives personnelles de Jean Vilar tout en collectant nombre d’archives et de témoignages des collaborateurs de Vilar.

Par ses nombreux ouvrages, par les expositions et rencontres à la Maison Jean Vilar et par le lien qu’elle a créé avec des artistes, chercheurs et responsables culturels, elle a su construire des outils essentiels pour transmettre une histoire à laquelle elle était passionnément attachée.

Sa vie durant, Jean Vilar a œuvré pour un théâtre populaire. À son tour, le travail de Melly Puaux a été déterminant quant à la transmission et à l’accessibilité de l’œuvre de Jean Vilar et de ses collaborateurs.

Jacques Olivier Durand, écrivain, homme de théâtre

Bien sûr, il y avait Paul dont elle disait : « Il était tout dans ma vie ».

Mais derrière, toujours, il y avait Melly, présente, discrète, attentive, efficace.

À la direction du Festival d’Avignon, mais plus encore sans doute à celle de La Maison Jean Vilar où elle a beaucoup, beaucoup œuvré, refusant titres et honneurs, mais où elle veillait à ce que l’esprit insufflé par Paul et l’exigence de la ligne de conduite qu’il avait tracée soit respectés. Elle se battit jusqu’au bout, bec et ongles, pour qu’il en fût ainsi.

Dans un de ses derniers courriers, envoyé de leur Lozère chérie, elle m’écrivait : « Nous devons nous battre pour que l’âme de La Maison et les valeurs que nous avons toujours défendues avec Paul, demeurent ».

Ainsi était Melly, fidèle, déterminée, généreuse, battante, coriace même dans ses combats. Sentinelle exigeante. Femme de convictions. Femme de l’ombre lumineuse.

Liste des ouvrages :

Mot pour mot / Jean Vilar, textes réunis et présentés par Melly Touzoul et Jacques Téphany, Paris, Stock, 1972.

« Lorenzaccio », mises en scène d’hier et d’aujourd’hui, exposition, Avignon, Maison Jean Vilar, 1979 ; catalogue par Monique Cornand et Melly Puaux, Paris, Bibliothèque nationale, Département des arts du spectacle, 1979.

Jean Vilar : du tableau de service au théâtre, notes de service de Jean Vilar rassemblées par Melly Puaux, Louvain, Cahiers théâtre Louvain, 1985.

Théâtre citoyen : du Théâtre du peuple au Théâtre du soleil, texte de Pascal Ory ; choix de citations et d’illustrations par Melly Puaux, Association Jean Vilar, 1995.

L’aventure du théâtre populaire : d’Épidaure à Avignon, Melly Puaux, Paul Puaux, Claude Mossé, Monaco-Paris, Éd. du Rocher, 1996.

Paul Puaux, l’homme des fidélités, Association Jean Vilar, 2000.

Georges Wilson : travail de troupe (1950-2000), Avignon, Association Jean Vilar, 2001.

Honneur à Vilar, sous la direction de Melly Puaux et Olivier Barrot, Arles, Actes Sud-Papiers, 2001.

Jean Vilar par lui-même, Association Jean Vilar, Avignon, Maison Jean Vilar, 2003.

Droit de mémoire(s), Avignon années 1970, de Melly Puaux, illustrations Desclozeaux, 2008.

Les Amis du Théâtre Populaire hier et aujourd’hui…, coordination Melly Puaux, Montreuil, Association Théâtre Populaire, 2017.

 

 

 

 

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Abonnement / Adhésion

Tarif général, abonnements, adhésion à la FATP 2021-2022

Cette année la saison des ATP d’Avignon propose dix spectacles :

  • 7 spectacles ATP joués au Théâtre Benoît XII
  • 1 spectacle ATP joué à la FabricA
  • 2 spectacles en option, l’un dans le cadre d’un partenariat de longue date avec le théâtre La Garance-Scène Nationale de Cavaillon, l’autre avec l’Opéra Théâtre d’Avignon.

Tarifs individuels des 8 spectacles ATP

Tarif général : 20 euros

Membres d’une collectivité (association, comité d’entreprise) ayant adhéré à la FATP : 15 euros

Minima sociaux : 10 euros

Scolaires, étudiants titulaires du Pass Culture ou du Patch Culture : 5 euros

Abonnements à la Saison (options non comprises)

L’abonnement permet de bénéficier de tarifs très compétitifs.

  • Abonnement aux 8 spectacles ATP

Adultes : 88 euros

Minima sociaux : 56 euros

  •  Abonnement à 5 spectacles ATP

Adultes : 60 euros

Minima sociaux : 40 euros

Outre le prix très attractif des spectacles, s’abonner permet de réserver les spectacles en option à un prix préférentiel dès l’ouverture de la Saison, mais aussi de bénéficier d’un tarif réduit à tous les spectacles de la Scène Nationale de Cavaillon et des ATP de France, ainsi que du tarif Collectivités pour le Festival In d’Avignon.

Options (réservées aux abonnés et aux adhérents) :

Option Georges Dandin (Opéra-Théâtre)                                                   27 euros (au lieu de 50)

Option Place (Cavaillon) :                                                                             15 euros

Adhésion à la FATP (Fédération des Associations du Théâtre Populaire)

L’adhésion à la FATP à titre individuel permet de bénéficier du tarif réduit de 15 € à tous les spectacles des ATP de France, ainsi que du tarif Collectivités pour le Festival In d’Avignon.

Pour les abonnés, l’adhésion de soutien est facultative.

Adhésion de soutien abonnés (facultative) :                10 euros

Carte d’adhésion individuelle :                                        20 euros

Carte d’adhésion Collectivités (comités d’entreprises, associations, etc.) :    55 euros

Bulletin à télécharger et à retourner à :  ATP,  BP 30005,  84004  AVIGNON CEDEX

accompagné de votre règlement par chèque bancaire à l’ordre des ATP d’Avignon, ainsi que d’une enveloppe timbrée à votre adresse. Votre carnet de tickets et/ou votre carte d’adhésion à la FATP vous seront envoyés par courrier postal.

 

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Programme 2021 – 2022

Programme 2021 -2022

“J’ai rencontré Dieu sur Facebook” 

Théâtre Benoît XII

Vendredi 22 octobre 2021           20h 30 

Durée : 1h30

Comment une adolescente bien sage, bien éduquée, bien protégée par sa mère peut-elle sombrer dans une mascarade pseudo-religieuse ? Comment une jeune mère qui est parvenue à s’émanciper du poids de la tradition, de la religion, de la famille réagit-elle face à ce qu’elle considère comme une trahison de son combat pour la liberté ? Quel dialogue est-il encore possible d’établir entre ces deux générations de femmes ? Tout en opérant un désamorçage par le rire et la théâtralité, Ahmed Madani évoque les faux-semblants, les manipulations, les apparences, l’exaltation, l’amour, l’amitié, la mort pour parler de la solitude et de la désorientation d’une jeunesse qui cherche sa place dans une société fragilisée.

Une œuvre qui s’adresse à tous les publics, avec une attention particulière pour les adolescents, filles et garçons.

Texte et mise en scène : Ahmed Madani, avec Mounira Barbouch, Louise Legendre, Valentin Madani

Madani Compagnie                                           http://madanicompagnie.fr/

 

“Madame est morte”        Théâtre Benoît XII

Mardi 16 novembre 2021                 20h30

Durée : 1h15

En 1670, « Madame », l’épouse du frère de Louis XIV, Philippe d’Orléans, s’éteint. Afin de faire cesser toute rumeur d’homosexualité autour de « Monsieur », le Roi Louis XIV songe à remarier son frère à leur riche cousine, la « Grande Mademoiselle », toujours célibataire malgré son âge. Or, de son côté, elle veut épouser le Duc de Lauzun dont elle est tombée secrètement amoureuse. Mais c’est sans compter avec les intrigues de la Cour, les secrets d’alcôve, la raison d’État…, évoqués avec un humour caustique, sur le mode comique propre à Michel Heim.

« Une brillante comédie, un tourbillon de rires ! » (La Provence)

Texte : Michel Heim, mise en scène : Chantal Giraudin, avec Chantal Giraudin, Thierry Lemoigne et Rudolphe Pignon

Compagnie Antonin Artaud        

http://www.compagnie-antonin-artaud.com/

 

“Le Joueur de flûte ”      La FabricA          19 h 30

Mercredi 1 er décembre 2021    

Durée : 50 mn

La ville de Hamelin est envahie par des milliers de rats qui dévorent tout. Un joueur de flûte ayant proposé ses services au bourgmestre, on lui promet une belle somme d’argent s’il libère la ville de ce fléau. Effectivement, cette flûte a le pouvoir d’attirer les rats : le musicien les conduit jusqu’à une rivière où tous se noient. Mais comme les notables ne lui remettent qu’une partie de la somme promise, le musicien emmène les enfants de la ville à sa suite, loin de cette cité corrompue. Selon l’interprétation du metteur en scène, il sauve les enfants en les soustrayant à l’influence néfaste des adultes, les protégeant de l’égoïsme et de la méchanceté.

La musique sauve les enfants, elle sauve donc le monde…

Texte, musique et mise en scène : Joachim Latarjet, D’après Le Joueur de flûte de Hamelin des frères Grimm, avec Alexandra Fleischer et Joachim Latarjet, vidéo : Julien Téphany et Alexandre Gavras

Théâtre de Sartrouville et des Yvelines–CDN / coproduction Compagnie Oh ! Oui…

http://www.theatre-sartrouville.com

https://www.ohoui.org/

 

“Échos ruraux”                               Théâtre Benoît XII

Mardi 14 décembre 2021                                                      20h30 

Durée : 1h15

Un village, quelque part en France. Thomas, jeune éleveur, fait face au décès soudain de son père.Sa sœur, partie depuis des années à Paris, refait surface. Mais le père avait de nombreuses dettes qui menacent la survie de l’exploitation.La fratrie est clivée, le dialogue quasi impossible.Pourtant il faut rapidement trouver des solutions et, pour sauver l’exploitation, toute la commune devra s’engager.

Un spectacle au croisement du théâtre documentaire, de la fiction et du théâtre politique, rythmé, drôle et merveilleusement joué par sept comédiens talentueux

Texte et mise en scène : Mélanie Charvy et Millie Duyé, avec Aurore Bourgeois Demachy, Charles Dunnet, Clémentine Lamothe, Virginie Ruth Joseph, Thomas Bouyou, Romain Picquart et Loris Reynaert

Compagnie Les Entichés                           https://www.cielesentiches.com/

 

“Vipère au poing”                     Théâtre Benoît XII

Mercredi 26 janvier 2022              20h 30

Durée : 1h15

L’un des grands romans de la littérature française pour la première fois au théâtre !

Jean, dit Brasse-Bouillon, mène avec ses frères une guerre sans merci contre leur mère, une femme impitoyable et cruelle qu’ils ont surnommée Folcoche.

Un témoignage vital et incendiaire qui dynamite les conventions traditionnelles de la relation parents-enfants. Entre fiction et autobiographie, Hervé Bazin dresse le portrait d’une famille détestable et attachante, bravée par le cri de révolte d’un enfant.

« Un seul en scène violent et drôle à l’écriture aiguisée » (L’officiel des spectacles)

« Un travail, aussi probe que sobre » (Figaro Scope)

D’après le roman d’Hervé Bazin, mise en scène : Victoria Ribeiro, avec Aurélien Houver

Compagnie du Taxaudier

https://fr-fr.facebook.com/compagniedutaxaudier/

 

“Georges Dandin ou Le Mari confondu”

Dimanche 13 février 2022 à 16 h                                               Opéra d’Avignon

OPTION pour abonnés et adhérents  

George Dandin ou le Mari confondu est une comédie-ballet en trois actes avec musique de Lully, créée à Versailles le 18 juillet 1668 lors du « Grand divertissement royal » célébrant le Traité d’Aix-la-Chapelle.

George Dandin, riche paysan désireux d’acquérir un titre de noblesse, a cédé sa fortune à Monsieur et Madame de Sotenville pour épouser leur fille, Angélique. Devenu « Monsieur de la Dandinière », non seulement il a maille à partir avec une épouse rebelle qui se laisse courtiser par Clitandre, mais il n’obtient ni l’appui de ses beaux-parents, qui le méprisent, ni de ses domestiques.

Un spectacle festif où la critique sociale fait place à l’amour lors des intermèdes pastoraux mis en musique par Lully.

Texte : Molière – Musique : Lulli, Mise en scène : Michel Fau

Avec Michel Fau, Alka Balbir, Armel Cazedepats, Philippe Girard, Anne-Guersande Ledoux, Florent Hu, Nathalie Savary. Chant (en alternance) : Cécile Achille Caroline Arnaud, Juliette Perret, Virginie Thomas François-Olivier Jean, Virgile Ancely, David Witczak

Production C.I.C.T. – Théâtre des Bouffes du Nord

https://www.bouffesdunord.com

 

“Phèdre ! “

Théâtre Benoît XII                  20h 30

Vendredi 25 février 2022                                                                         Durée 1 h 30

Par ce spectacle en forme de conférence François Gremaud met en scène dans un monologue joyeux la plus célèbre des tragédies de Racine, et transmet sa passion pour ce texte : passion pour les mots de l’auteur, passion de Phèdre, passion pour le théâtre lui-même.

Comme devant une classe, Romain Daroles raconte les merveilles de l’alexandrin, les généalogies mythologiques des protagonistes, les malices des seconds rôles…

Avec son livre pour seul accessoire, il joue et mime les personnages, habité de la joie complice du partage avec le public.

Le véritable sujet du spectacle, caché sous le point d’exclamation du titre – autrefois appelé point d’admiration – est la fascination de l’auteur et de l’acteur pour la tragédie de Racine

 

“Place”

Jeudi 17 mars 2022 à 20h30                                                         Théâtre La Garance

OPTION pour abonnés et adhérents                                Scène Nationale de Cavaillon

Yasmine ne sait plus lire. Invitée à retraverser son histoire afin de comprendre ce qui lui arrive, elle évoque son arrivée à Paris depuis Bagdad (elle avait cinq ans) et son chemin jusqu’à l’âge adulte. Un aller-retour incessant entre une cellule familiale coincée dans un espace-temps figé, l’Irak, la guerre, les souvenirs… et une société française qu’elle découvre par ses propres moyens. L’autrice met en scène sa propre histoire, en suspension entre deux langues et deux cultures, mue par le sentiment de n’être jamais au bon endroit.

Une pièce qui évoque sans pathos, avec brio, le racisme ordinaire, la quête d’identité et le tiraillement entre deux cultures.

Texte et mise en scène : Tamara Al Saadi, Avec Mayya Sambar, Marie Tirmont, Yasmine Nadifi, Françoise Thuriez, Ismaël Tifouche, David Chausse et Roland Timsit

Compagnie La Base                          http://www.compagnielabase.com/

 

“Artemisia Gentileschi”

Théâtre Benoît XII                  20h 30

Mercredi 31 mars 2022                                         Durée : 1h30

(Re)découverte de la géniale Artemisia Gentileschi, peintre du Grand siècle, injustement méconnue, création coproduite par la FATP

Fille du peintre Orazio Gentileschi, Artemisia (1593-1656) est l’une des rares femmes peintres de son époque, la première à être devenue célèbre au point de vivre de son art et de parcourir l’Europe. Mais ce ne fut pas sans mal. À dix-sept ans elle fut violée par le peintre Agostino Tassi. En raison des conséquences d’un tel fait, au XVIIe siècle, sur le destin de toute la famille, le père intenta un procès au violeur en 1612.

La pièce est élaborée à partir du texte It’s true It’s true It’s true de Breach Theatre et des minutes de ce premier grand procès pour viol, qui nous est parvenu dans tous ses détails. De cette épreuve Artemisia sortit victorieuse et put conquérir une autonomie et une liberté exceptionnelles pour l’époque.

En résonance avec le mouvement #MeToo, ce procès et ce spectacle ont un écho particulièrement actuel.

D’après It’s true It’s true It’s true de Breach Theatre, Mise en scène : Guillaume Doucet

Avec Philippe Bodet, Gaëlle Héraut, Bérangère Notta et Chloé Vivarès

Le Groupe Vertigo                                 http://legroupevertigo.net/

 

“Le Double”         

Théâtre Benoît XII                  20h 30

Mardi 26 avril 2022

Durée : 1h25

Jacob Pétrovitch Goliadkine, paisible et discret fonctionnaire de Pétersbourg, voit sa vie bouleversée par l’apparition d’un double de lui-même. Et il semble que cet autre Goliadkine intrigue pour lui prendre sa place ! Ronan Rivière adapte, pour la première fois au théâtre, du moins en France, le roman-nouvelle de Dostoïevski : une libre adaptation qui oscille entre moments de confidence poétique et dialogues secs et rapides. Une histoire fantastique qui traite avec humour et empathie de la confusion d’un homme tiraillé entre sa timidité et sa fascination pour les autres.

« […] un univers expressionniste et loufoque, où la folie se cache à l’ombre des grandes avenues de Saint- Pétersbourg. » (Le Figaro)

D’après Fiodor Dostoïevski, adaptation et mise en scène: Ronan Rivière, Musique: Léon Bailly, avec Ronan Rivière, Jérôme Rodriguez, Michaël Giorno-Cohen, Jean-Benoît Terral, Laura Chetrit, Antoine Prud’homme de la Boussinière, et Olivier Mazal (piano).

Coproduction Scène et Public et Voix des Plumes

http://scene-public.fr/

https://www.voixdesplumes.com/

 

 

Crédits Photographiques:

Sang négrier: © Nicolas Crosnier. Le Joueur de flûte: © Olivier Ouadah. Échos ruraux: © Compagnie Les Entichés. Madame est morte: © Compagnie Antonin Artaud. Vipère au poing: © Ben Dumas. J’ai rencontré Dieu sur Facebook: © François-Louis Athénas. Le Double: © sceneetpublic. Mais n’te promène donc pas toute nue: © Michel Slomka.

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Éditorial

2021-2022 : 67e Saison des ATP d’Avignon

Après l’arrêt brutal de la 66e saison à peine commencée avec Sang négrier, émouvante interprétation du texte de Laurent Gaudé, les compagnies théâtrales dont les spectacles avaient été programmés ont accepté, des mois durant, des reports de dates, entre espoir et déception partagés par nos abonnés.

Aujourd’hui la 67e saison reprend le fil interrompu du programme précédent et c’est avec optimisme et confiance que les ATP poursuivent leur mission.

La saison débute en octobre avec un texte d’Ahmed Madani qui met à jour, avec finesse et humour, le dangereux processus de la radicalisation chez les jeunes. Ce spectacle est délibérément ancré dans le quotidien de notre société, comme Échos ruraux, qui évoque, entre documentaire et fiction, les graves problèmes rencontrés par les agriculteurs, et Place, proposé en option par la Scène Nationale de Cavaillon, mise en scène du douloureux itinéraire d’une émigrée tiraillée entre deux cultures. Enfin le spectacle coproduit par la FATP, Artemisia Gentileschi, présente la transcription fidèle du procès intenté pour viol par le père de la jeune artiste qui mène un courageux combat d’une étonnante actualité, en résonance avec le mouvement #MeToo contemporain.

La part belle est faite aux grands classiques : Phèdre !, tant attendu dans la prestation exceptionnelle de Romain Daroles, George Dandin, proposé en option par l’Opéra d’Avignon dans sa version d’origine avec musique et ballets, Vipère au poing d’Hervé Bazin et Le Double de Dostoïevski dans des interprétations d’une rare qualité.

Deux spectacles récréatifs apportent une note légère : Le Joueur de flûte, à la FabricA, dans le cadre du partenariat avec le Festival, fable initiatique polysémique d’après un conte de Grimm, et Madame est morte, épisode historique traité avec humour sur un texte de Michel Heim.

Cette 67e saison, composée de dix spectacles dont deux options, relance avec énergie la dynamique des programmations avec pour seul souci le plaisir de nos abonnés qui, nous l’espérons, apprécieront nos choix.

La Présidente : Bernadette Rey-Flaud Alphandéry

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Saison 2018-2019

After the end

Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon

Samedi 29 septembre à 20h          

Texte Dennis Kelly

Mise en scène Antonin Chalon

Avec Marie Petiot, Xavier Guelfi

Répétition publique – Spectacle gratuit

Compagnie Cabotine

Dans un bunker souterrain coupé du monde extérieur à la suite d’une attaque terroriste se joue un « pas de deux » entre Mark et Louise, enfermés ensemble hors du temps. C’est ici que peuvent ressurgir les instincts ancestraux, le rapport de force originel entre un homme et une femme : désir, lutte de territoire, pouvoir du bourreau sur sa victime qu’il affame, menace et manipule. Jamais manichéen, Dennis Kelly explore avec virtuosité les combinaisons possibles de ce duo à la vie à la mort.

Dans notre monde marqué par les attentats, After the end résonne d’échos douloureusement contemporains.

 

 

 

L’île de Tulipatan Théâtre Benoît XII

Théâtre Benoît XII

Jeudi 18 octobre à 20h30

Livret de Chivot et Duru, musique de Jacques Offenbach

Mise en scène Guillaume Nozach

Avec Laetitia Ayrès, Alexis Mériaux, Nicolas Bercet, Hervé Roibin, Dorothée Thivet,

Jeyran Ghiaee (piano) et Maëlise Parisot (violoncelle)

DreamDust Production

L’action de cette délicieuse opérette, située dans une île coupée du monde et figée dans le temps, développe un des thèmes favoris d’Offenbach, le pouvoir et ses dérives. Mais au-delà de cette parodie à laquelle l’auteur a habitué son public, il s’agit également d’une fable sur le genre qui malmène joyeusement les frontières entre les femmes et les hommes et s’achève dans un joyeux finale, proche d’un plaidoyer féministe.

De la première scène à la dernière, c’est un crescendo formidable dans l’éclat de rire. (Le Figaro, automne 1868)

 

Bal littéraire

Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon

Dimanche 11 novembre à 18h

Avec Nathalie Fillion, Riad Gahmi, Samuel Gallet, Julie Ménard, Gwendoline Soublin

La Coopérative d’Écriture

Pour la deuxième année consécutive la Chartreuse de Villeneuve propose une soirée festive organisée selon une règle du jeu originale. Cinq auteurs sur scène livrent à plusieurs voix une histoire qu’ils ont écrite à dix mains la veille, élaborant ensemble une fable à partir de la même contrainte d’écriture : chacun des dix épisodes doit se terminer par le titre du morceau qui suit.

Sur le thème, cette année, de Polar et gourmandises, les spectateurs sont invités à écouter chaque texte et à danser sur chaque morceau !

 

Je ne marcherai plus dans les traces de tes pas

Théâtre Benoît XII

Mercredi 14 novembre à 20h30

Texte de Alexandra Badea – Mise en scène Vincent Dussart

Avec Roman Bestion, Juliette Coulon, Xavier Czapla, Laetitia Lalle Bi Bénie

Compagnie de l’Arcade – Coproduction : FATP

Trois sociologues, chercheurs universitaires, entreprennent un voyage d’études en Afrique de l’Ouest pour étudier les impacts des programmes humanitaires : un chef de projet, une femme expérimentée mais encore non reconnue, une jeune femme originaire du pays visité. Entre rapports de pouvoir, jeux de domination et combats d’idées, les alliances se nouent et se dénouent. Chaque personnage plonge dans les souvenirs traumatiques de l’enfance.

Trois hontes se dissimulent derrière des boucliers : la honte de ne pas être à la hauteur, la honte d’être, la honte sociale de ses origines.

 

Edmond

Théâtre Benoît XII

Mardi 4 décembre à 20h30

Texte et mise en scène Alexis Michalik

Avec Gauthier Battoue, Jacques Bourgaux, Éric Pucheu (ou Adrien Melin), Ary Gabison, Nathan Dunglas, Augustin Ruhabura, Éric Mariotto, Christophe Canard (ou Vincent Viotti), Alice Alright, Fannie Outeiro (ou Juliette Lamboley), Fabienne Galula (ou Sandra Dorset), Valérie Baurens (ou Cathy Arrondel)

ACME et LEGENDE

Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais il a déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.

« une épopée débridée. Un bijou… Deux heures d’un spectacle jubilatoire… » (Le Parisien Magazine). « Du théâtre populaire de haute qualité. » (Armelle Héliot, Le Figaro)

 

Une bouteille à la mer

Théâtre Benoît XII

Jeudi 17 janvier à 20h30

D’après Valérie Zenatti – Mise en scène Camille Hazard

Avec Éva Freitas et Aurélien Vacher

Compagnie de briques et de craie

Jérusalem, septembre 2003. Dans un climat de guerre perpétuelle, Tal ne comprend pas les attentats, les explosions, les opérations militaires… Elle aimerait pouvoir partager ses doutes, dialoguer avec quelqu’un de son âge, avec une Palestinienne par exemple, qui habiterait de l’autre côté du mur. Elle décide d’écrire une lettre, qu’elle enferme dans une bouteille et que son frère, en service militaire à Gaza, ira jeter à la mer. Ce jour-là, Naïm, un jeune Gazaoui, est étendu sur le sable, il est en train de rêver de liberté quand un objet pointu le fait sortir de sa torpeur. Et il trouve la bouteille… Dans le tumulte des attentats, des haines et des promesses de vengeance, les deux adolescents parviennent à créer une bulle de silence dans laquelle ils vont apprendre à dialoguer, à s’écouter, à se respecter.

Une pièce « d’une belle et efficace simplicité » (Ludivine Picot, La Revue du spectacle)

 

L’affaire Dussaert

Théâtre Benoît XII

Mercredi 27 février à 20h30

De et par Jacques Mougenot

Scène & Public

Une personnalité étonnante que celle de Philippe Dussaert (1947-1989), plasticien, initiateur du mouvement vacuiste dans les années 80, dont la dernière œuvre suscita tant de controverses au sein du monde culturel et politique (un fait quasiment passé sous silence à une époque très occupée par la guerre du Golfe).

Dans un monologue singulier en forme de pseudo-conférence Jacques Mougenot aborde avec humour le thème de l’art d’avant-garde et de ses abus, mêlant satire et comédie, cocasserie et gravité, pertinence et impertinence.

« Il n’est pas mauvais de temps en temps – comme Yasmina Réza l’a fait avec Art – de savoir se moquer de certaines exagérations. » Un « humour vraiment ravigotant ». (Jean-Luc Jeener, Le Figaro)

 

Bajazet

Opéra Confluence

Mercredi 20 mars à 20h30

Texte Jean Racine

Mise en scène Éric Ruf

Avec Alain Lenglet, Clotilde de Bayser, Laurent Natrella,

Anna Cervinka, Rebecca Marder et Cécile Bouillot

Comédie-Française

Éric Ruf, administrateur général de la Comédie-Française, met en scène les comédiens de la Troupe dans l’une des tragédies les moins jouées de Racine, Bajazet. C’est dans l’univers confiné du sérail, lieu de l’intime par excellence, que Racine mêle complot politique et complot amoureux. Se sentant en disgrâce, le grand vizir Acomat conspire pour que le frère d’Amurat, Bajazet, devienne sultan. Il imagine une rencontre entre ce dernier et Roxane afin qu’elle tombe amoureuse et qu’il accède au titre.

« Quoique le sujet de cette tragédie ne soit encore dans aucune histoire imprimée, il est pourtant très véritable. C’est une aventure arrivée dans le sérail, il n’y a pas plus de trente ans, M. le comte de Cézy était alors ambassadeur à Constantinople. […] il y a quantité de personnes à la Cour qui se souviennent de les lui avoir entendu conter lorsqu’il fut de retour en France. » (Jean Racine, Première préface à Bajazet)

 

Un cœur simple

Théâtre Benoît XII

Mardi 23 avril à 20h30

D’après Gustave Flaubert – Mise en scène Xavier Lemaire

Avec Isabelle Andréani

Compagnie Les Larrons

Situé dans la Normandie du XIXe siècle, Un cœur simple, dérivé de la nouvelle homonyme de Gustave Flaubert, retrace l’histoire de la servante Félicité, une figure touchante qu’Isabelle Andréani incarne avec toute la force émotionnelle et lumineuse qu’on lui connaît.

Le personnage de Félicité, sa bienveillance, sa naïveté, sa pudeur, sa bonhomie, ses joies et ses douleurs, sont le fil conducteur du spectacle ; la langue de Flaubert, sublime et fluide, enchante par sa magie ; et l’adaptation théâtrale, simple mais pleine de force visuelle et sonore, emmène le spectateur en voyage.

Une alchimie complexe qui apparaît au spectateur simple comme un cœur simple !

 

Un fil à la patte

Théâtre Benoît XII

Mardi 7 mai à 20h30

Texte Georges Feydeau

Mise en scène Charlotte Lequesne

Avec Margaux Conduzorgues, Mathieu Dallongeville, Laurent Grima, Johanna Guttierrez, Clara Leduc, Florian Lemay, Charlotte Lequesne et Max Millet

Compagnie Les Polycandres

Avec Un fil à la patte, Feydeau nous invite à une comédie de mœurs où plusieurs mondes se croisent et où les défauts humains s’entrechoquent. Ce qui semble être un drame devient un véritable ballet burlesque.

La pièce est ici transposée dans les années 80. Ainsi la diva prend des allures de Dalida, la baronne des airs de Lady Di, le Figaro devient Paris Match, et, bien entendu, l’univers musical est celui de l’époque. Sans jamais craindre de déborder vers un vaudeville facile et vulgaire, on assiste à un défilé de personnages hauts en couleurs, dépassés par des événements imprévus et où la cadence faiblit jamais !

La volonté de la compagnie : mettre au goût du jour les classiques et faire résonner leurs propos dans un contexte modernisé.

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Saison 2019-2020 Vaucluse-Matin

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Saison 2019-2020 La Provence

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DL Un fil à la patte

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